La confiance du public dans les systèmes agro-alimentaires contemporains est de plus en plus fragile. Les consommateurs attendent désormais que les aliments soient produits de manière durable sur le plan environnemental et éthique, notamment par une rémunération équitable des agriculteurs, des conditions respectueuses pour les animaux et les travailleurs, ainsi qu’une plus grande transparence des méthodes de production. Pourtant, de nombreux citoyens ont le sentiment de ne pas pouvoir influencer la manière dont les aliments sont produits ou réglementés, tandis que la confiance envers les grandes chaînes de distribution, les multinationales de l’agro-alimentaire et les autorités publiques tend à diminuer.
Les agriculteurs rencontrent des difficultés similaires. Bien qu’ils produisent les matières premières agricoles, ils occupent souvent une position faible dans la chaîne d’approvisionnement agro-alimentaire, confrontés à des asymétries de pouvoir de négociation et à un manque de transparence dans la formation des prix.
Dans ce contexte, la démocratie agro-alimentaire propose un cadre pour rétablir la confiance. Elle vise à reconnecter les valeurs sociétales avec la gouvernance des systèmes alimentaires et à favoriser des formes de régulation plus légitimes et durables.
