« Je suis doctorante en procédure pénale au Faculté de Droit de l’Université de Ferrare, sous la direction du Professeure Stefania Carnevale et du Professeur Daniele Negri.
J’ai obtenu mon diplôme en octobre 2021 à l’Université de Ferrare avec une thèse en droit de l’exécution des peines intitulée « Reclamo. Il tortuoso cammino verso l’effettiva giurisdizionalizzazione dei diritti dei detenuti » (La plainte. Le chemin tortueux vers la juridictionnalisation effective des droits des détenus), sous la direction du Professeure Stefania Carnevale et du Professeur Francesco Morelli.
Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai effectué un stage de formation de dix-huit mois au parquet de Ferrare, ainsi que le stage d’avocat. Depuis mai 2025, je suis habilitée à exercer la profession d’avocat.
De mai 2022 à juin 2023, j’ai été boursière de recherche dans le cadre du projet national « UNI 4 JUSTICE – Universitas per la Giustizia. Programma per la qualità del sistema giustizia e per l’effettività del giusto processo» (Programme pour la qualité du système judiciaire et l’effectivité du procès équitable).
Depuis novembre 2023, je suis doctorante et la thèse se concentre sur la figure du lanceur d’alerte. Dans ce projet, j’étudie en détail la question de la confidentialité du nom du lanceur d’alerte au cours du procès. Le réserve sur son identité, bien qu’elle vise à éviter des mesures de représailles de la part de l’employeur, doit céder le pas aux droits de défense de l’accusé. La limite ultime du secret sur le nominatif est représentée, en Italie, par l’avis de clôture de l’enquête préliminaire au sens de l’art. 415-bis c.p.p. L’étude examine donc les multiples frictions entre la mesure préventive de la corruption et les différentes phases de la procédure pénale : de l’enquête préliminaire jusqu’au procès. En ce qui concerne le témoignage, on se demande si l’institution du lanceur d’alerte peut légitimer l’introduction du témoignage anonyme, jusqu’à présent exclu pour ces personnes. S’ouvre alors la question du « témoin anonyme », en tant que développement potentiel de la confidentialité du lanceur d’alerte. Sur ce point, il convient de noter que la CEDH, en contraste net avec la législation et la jurisprudence italiennes, n’exclut pas que les systèmes procéduraux, bien que dans des limites spécifiques, admettent l’audition d’un témoin anonyme. En effet, même s’il est évident que la preuve testimoniale anonyme soit contraire au principe du contradictoire, il est nécessaire, de l’avis de la Cour, de mettre en balance le droit à la confrontation (art. 6, par. 3, let. d de la CEDH) avec le droit du témoin de ne pas voir sa vie, sa liberté ou sa sécurité menacées (art. 8 de la CEDH), lorsqu’il est appelé à témoigner. Cette étude propose une analyse critique de cette possibilité et suggère les mesures correctives nécessaires pour que la législation italienne soit conforme aux droits de la défense de l’accusé.
Au cours des années de recherche doctorale, j’ai abordé les sujets suivants : le droit des exécutions des peines et le droit pénitentiaire ; le crime organisé et de type mafieux et ses liens avec le procès pénale ; le régime carcéral de haute sécurité ; l’organisation du système judiciaire et les assistants du juge. Je suis affiliée au centre de recherche MacroCrimes de l’Université de Ferrara, qui s’occupe de la grande criminalité, dans une perspective nationale, européenne et internationale.
J’effectue le séjour de recherche au CRJFC (février – juin 2026 / septembre – novembre 2026), sous la direction de la Professeure Béatrice Lapérou-Scheneider. Le séjour à Besançon a pour objectif d’approfondir, dans une perspective comparative, comme le statut de lanceur d’alerte est réglementé en France et comment celui-ci se rapporte avec la procédure pénale française, ainsi que de vérifier si des formes de témoignage protégé sont admises pour les lanceurs d’alerte ».
